NEXTSPACE 2025 - Very Low Earth Orbit (VLEO) - Enjeux de la nouvelle frontière basse de l'espace
🔭 Regards sur la nouvelle frontière basse de l’Espace
𝘗𝘢𝘳𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘦́𝘤𝘩𝘢𝘯𝘨𝘦𝘴 𝘴𝘦 𝘱𝘰𝘶𝘳𝘴𝘶𝘪𝘷𝘦𝘯𝘵 𝘣𝘪𝘦𝘯 𝘢𝘶 𝘥𝘦𝘭𝘢̀ 𝘥𝘶 𝘴𝘺𝘮𝘱𝘰𝘴𝘪𝘶𝘮, 𝟣𝟤 𝘢𝘤𝘵𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘥𝘶 𝘴𝘱𝘢𝘵𝘪𝘢𝘭 𝘱𝘳𝘰𝘭𝘰𝘯𝘨𝘦𝘯𝘵 𝘭’𝘦𝘴𝘱𝘳𝘪𝘵 𝘥𝘦 𝘕𝘌𝘟𝘛𝘚𝘗𝘈𝘊𝘌 𝟤𝟢𝟤𝟧 𝘦𝘵 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘢𝘨𝘦𝘯𝘵 𝘭𝘦𝘶𝘳 𝘷𝘪𝘴𝘪𝘰𝘯 𝘥’𝘶𝘯 𝘦𝘴𝘱𝘢𝘤𝘦 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘱𝘳𝘰𝘤𝘩𝘦, 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘢𝘤𝘤𝘦𝘴𝘴𝘪𝘣𝘭𝘦, 𝘮𝘢𝘪𝘴 𝘢𝘶𝘴𝘴𝘪 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘴𝘵𝘳𝘢𝘵𝘦́𝘨𝘪𝘲𝘶𝘦.
Dans ce premier épisode Géraldine Constant Filaire, Cheffe du Plateau d’Architecture des Systèmes au CNES, aborde la montée en puissance du VLEO.
“Le CNES, après une dizaine d’années de travaux attestant d’une certaine faisabilité du VLEO, s’organise aujourd’hui pour accélérer le développement des technologies et de leurs applications.”
Entre augmentation des capacités d’observation, multiplication des acteurs et redéfinition des rapports de force, son intervention illustre la frontière de plus en plus fine entre le civil et le militaire.
Pour Laurent Bouaziz, Directeur de l’innovation d’ArianeGroup, l’orbite très basse pourrait devenir une alternative crédible si la congestion des orbites classiques s’intensifie.
Une vision tournée vers l’anticipation, où l’innovation technique s’allie à une réflexion sur l’usage raisonné et durable de l’espace.
Philippe Rostand, Directeur des Programmes Spatiaux de Dassault Aviation, est revenu sur le projet VORTEX, un concept d’avion spatial illustrant la convergence entre aéronautique et espace, et l’agilité recherchée dans les opérations en orbite très basse (VLEO).
Il souligne la transformation profonde du secteur :
« Les évolutions majeures sont déjà en cours : on passe d’un monde de programmes institutionnels à des initiatives industrielles soutenues par les États, avec une façon complètement différente de concevoir et de conduire les projets spatiaux. »
Aujourd’hui, les échanges entre satellites et stations au sol ne sont pas encore exploités à leur plein potentiel, c’est notamment sur ce sujet que Safran Data Systems travaille à transformer cette interface stratégique.
Pour Jean‑Philippe Thomarat, Ground Stations Sales Manager, les liens optiques deviennent un levier clé : plus rapides, plus fiables, plus rentables. Cette technologie permet d’optimiser l’usage des stations sol, de mieux valoriser les constellations et d’ouvrir de nouvelles opportunités pour les opérateurs du New Space.
À travers cette innovation, Safran Space ambitionne de renforcer la compétitivité européenne dans le spatial, en offrant des solutions performantes pour un espace plus connecté et plus accessible.
Dans cet épisode, nous avons échangé avec Charles Delfieux, Président d’Univity. En combinant des satellites en orbite très basse (VLEO) avec les infrastructures terrestres et le spectre 5G des opérateurs télécoms, Univity se positionne comme un maillon essentiel de la souveraineté numérique française.
Pour Charles Delfieux, la frontière entre connectivité terrestre et spatiale s’efface. L’accès à Internet depuis l’espace atteint désormais un niveau de performance et de coût comparable aux réseaux terrestres.
Une évolution majeure qui transforme la donne : les télécommunications spatiales ne relèvent plus d’un marché de niche, mais deviennent un pilier à part entière de l’industrie des télécoms.
Jean-Marc Charbonnier, Directeur des programmes Espace à l’ONERA, met en perspective dans cet épisode la nécessité d’une stratégie européenne coordonnée pour rester compétitive face aux grandes puissances.
Il rappelle que la recherche est une course de fond : elle prépare dès aujourd’hui les futures missions en orbite très basse (VLEO). Un travail qui, selon lui, s’accompagne d’une vigilance accrue sur l’impact environnemental des satellites et sur la place du spatial comme appui indispensable aux enjeux de défense.
Marie Gaudré, Directrice d’Établissements et Représentante CEO en Aquitaine chez ArianeGroup, a co‑animé un groupe de discussion sur les enjeux de défense et sur les nouvelles perspectives que le VLEO ouvre pour l’observation et la surveillance.
ArianeGroup, déjà impliqué dans la surveillance de l’espace au niveau du Commandement de l’Espace (CDE), explore comment le VLEO peut renforcer la réactivité, la précision et la souveraineté des systèmes spatiaux européens.
À travers ces échanges, ArianeGroup confirme son rôle stratégique dans la sécurisation et la maîtrise des activités spatiales sensibles.
Le Colonel Pierre Conchon, Chef de la division capacités au Commandement de l’Espace, explore le potentiel des objets placés en orbite très basse (VLEO) pour renforcer les performances spatiales des armées.
Cette perspective stratégique ouvre la voie à de nouvelles capacités d’observation, de réactivité et de résilience au service des forces françaises.
Pour Philippe Coué, spécialiste du spatial chinois et chargé de mission chez Dassault Aviation, le VLEO devient un terrain stratégique incontournable.
La réutilisation des lanceurs apparaît comme la prochaine révolution : une voie pour réduire les coûts d’accès à l’orbite et accélérer les cycles de lancement.
Dans cette perspective, Vortex incarne la vision de Dassault Aviation, un concept d’avion spatial réutilisable, pensé pour décoller et atterrir sur piste, avant de rejoindre l’orbite à moindre coût. À travers ce projet, Dassault Aviation ambitionne de contribuer à une nouvelle génération de systèmes européens plus autonomes, compétitifs et durables.
Adriàn Senar, CEO et co-fondateur de Kreios Space, revient sur les avancées en matière de propulsion “air-breathing”, une technologie capable de capter les particules de l’atmosphère pour alimenter les satellites en orbite très basse.
Une innovation clé pour rendre le VLEO durable, prolonger la durée de vie des missions et ouvrir la voie à de nouveaux usages opérationnels à proximité de la Terre.
Pierre-Elie Morel de Westgaver, Economic Analyst à la DG DEFIS de la Commission Européenne, revient sur le fireside chat consacré à la dynamique européenne et les programmes européens en matière de VLEO.
Il a souligné la transformation du spatial avec l’arrivée de start-up et de PME porteuses de modèles économiques innovants.
Les échanges ont également porté sur la nécessité de fédérer États membres et industriels autour des grands programmes européens, comme IRIS², pour bâtir un écosystème cohérent et compétitif.
Une ambition commune : permettre à ces nouveaux acteurs de s’affirmer et d’alimenter durablement la capacité d’innovation spatiale de l’Europe.
Ils exposaient à
NEXTSPACE 2025




Les Actes synthétisés
Revivez les temps forts de ce symposium en plongeant dans cette retranscription des différentes séquences (tables rondes, keynotes, Fireside Chat, etc.)
Disponibles très prochainement !


